Le X-TRAIL n’est pas une nouveauté puisqu’il a été présenté au salon de Francfort en septembre 2013 puis lancé en juillet 2014, mais je n’avais pas eu l’occasion de l’essayer.

Cette troisième génération de X-TRAIL marque une rupture totale, tant par le style que par sa philosophie. Si les 2 premières versions sorties en 2001 puis 2007 avaient un look 4×4, ce n’est pas le cas de la version 2014 qui adopte un design plus raffiné et en phase avec les prestations du Best Seller QASHQAI.

Avec ses 4m64 et perché sur ses roues de 19″, le X-TRAIL est impressionnant. il se dégage un sentiment de robustesse bien plus prononcé que sur le QASHQAI. Les contours de vitres chromés, les jantes bi-color et les barres de toit viennent mettre en valeur des lignes déjà flatteuses. Si le X-TRAIL a perdu son âme de 4×4 en cédant à la mode des crossovers, il ne renie pas ses origines et conserve une garde au sol généreuse (21 cm).

Dans l’habitacle on a toujours cette impression de robustesse, le tableau de bord est conçu avec des matériaux de qualité et les assemblages sont impeccables. Bref, on se sent en sécurité! Esthétiquement rien n’a redire si ce n’est le cache en plastique qui recouvre le neiman et l’habillage de la console centrale qui est absent contrairement au QASHQAI. Malgré tout, la montée en gamme est indéniable et la qualité d’assemblage est encore plus perceptible que dans le QASHQAI. Le volume intérieur est assez important, on est vraiment à l’aise côté conducteur comme pour les passagers. Pour finir, un petit coup d’oeil dans le coffre et là j’ai l’impression de me retrouver dans mon QASHQAI+2.

La théorie c’est bien beau mais passons à la conduite! Dans un premier temps je suis parti sur des chemins pour tester les aptitudes de ce X-TRAIL à faire un peu de tout terrain. Même si je testais la version All-Mode qui facilite ces petites excursions, j’ai été agréablement surpris par son aisance dans les chemins boueux malgré les pneus « route ». Le croisement de pont est possible même si les pneus atteignent rapidement leur limite…

Certes le X-TRAIL est surélevé mais son domaine de prédilection est le bitume, alors direction les petites routes de campagne aux alentours de Cahors. Le confort est au rendez-vous et ne parlons pas de l’insonorisation, on entend à peine le 1.6 dCi 130ch qui n’est pourtant pas un exemple de silence. Il n’y a pas grand chose à redire sur la prise en main de ce X-TRAIL et le seul reproche que l’on peut lui faire, c’est de manquer de couple à bas régime.

Question amortissement c’est mieux que mon QASHQAI+2 et même lorsqu’on passe sur des ralentisseurs on est pas secoué dans tous les sens. Le confort peut être amélioré avec les jantes 17″, le look en moins. Je ne m’étends pas sur toutes les aides à la conduite dont on a déjà parlé à de nombreuses reprises (Nissan Safety Shield, aide au stationnement intelligent…) qui sont un plus mais qui ne sont pas indispensables si on maitrise un minimum le gabarit du véhicule.

Si je suis vraiment emballé par le comportement routier, je reste un peu sur ma faim pour le coffre qui est moins pratique que sur le QASHQAI+2, dommage car le gabarit du véhicule est en nette hausse…

Le dernier aspect que je souhaitais évoquer c’est l’indisponibilité du bloc dCi 1,5 110ch qui aurait permis de faire baisser le prix de l’entrée de gamme de façon significative. L’absence de ce moteur est injustifiée car le poids du X-TRAIL est similaire au QASHQAI+2 et beaucoup de clients avaient ce moteur.

Baroudeur et familial ce X-TRAIL ?

Nissan a réussi le pari de transformer son X-TRAIL en crossover et il faut avouer que la magie opère bien. On retrouve ainsi un astucieux mélange des capacités en tout chemin de l’ancien X-TRAIL et la modularité du QASHQAI+2.

J’ai aimé :

  • Le design intérieur et extérieur
  • La qualité de fabrication
  • La soulesse du 1.6 dCi
  • L’espace intérieur
  • Le toit ouvrant
  • Le coffre électrique

Je n’ai pas aimé :

  • La lenteur du Nissan Connect
  • Le compartiment pour ranger la plage arrière
  • Le coffre moins pratique que sur le QASHQAI+2
  • Le rayon de braquage

Je tiens à remercier Christian LE GALLIARD de la concession Nissan Cahors qui m’a permis de réaliser cet essai.